REDUCTION DES RISQUES LIES A LA MORTALITE MATERNELLE ET ENFANTINE A GOMA, LES FEMMES SE FONT CONSULTER

Les femmes venues à la consultation pré natale( CPN )

Les consultations prénatale( CPN) et les accouchements.

 500 à 1000  femmes, c’est le nombre des femmes qui vont se faire consulter dans des hôpitaux de la ville de Goma, à l’Est de la République Démocratique du Congo.  

Lorsqu’une femme se découvre enceinte, elle doit subir, toute une série de consultation devant le médecin, on parle de consultation prénatale(CPN).  
   
Goma étant une ville moderne, nombreuses sont des femmes qui vont voir le médecin une fois enceinte. Cependant, certaines ignorent les risques qu’elles courent, en négligent ce rendez-vous avec le personnel soignant d’où il serait imprudent de ne pas se faire  consulter à temps.                                                                                                                                                            
Les femmes enceintes dans la salle de réception au centre de santé
 La femme grosse doit se faire consulter pour sécuriser sa vie et celle de l’enfant qu’elle porte.  
Le service de consultation prénatale  se trouve dans nombreux hôpitaux et centres de santés de la place. MAPENDO THEODOSIEN, infirmière à la charité maternelle explique son entendement de la CPN en ce mot : « La consultation prénatale consiste à recevoir les femmes enceintes afin de prévenir les complications qui peuvent subvenir pendant la grossesse et c’est la consultation la plus importante pour une femme en ceinte, parce qu’elle permet  au médecin de voir la situation de la grossesse, la position de l’enfant, la santé de la mère.    
                                                                                                                                 
 Si une femme accouche pendant que les conditions ne sont pas réunies, elle risque de subir certaines complications, parce qu’il ya certain problème qu’elle ne saura pas résoudre et peut perdre sa vie et celle de son Bébé. La consultation prénatale  concerne les femmes enceintes, en vue de préserver la santé de la maman et de l’enfant et cette consultation doit  commencer vers le 4ème mois de la grossesse.» 

 Elle nous précise qu’au cours de la consultation, certaines maladies associées à la grossesse peuvent être détectées, notamment la malaria, l’anémie, l’héverminose, mais aussi le VIH/SIDA. C’est pourquoi il est important pour une femme en ceinte de passer aux examens de gout d’épèce, pour investiguer la malaria, et passer au microscope pour observer le sel et les urines, mais aussi diagnostiquer le frottis vaginal.  Sur ce un examen de l’hémoglobine est aussi fait dans le but de voir si la femme n’est pas anémique afin de protéger surtout l’enfant lors de l’accouchement, si la maman est atteinte du VIH/SIDA.  Agnès MULAMBA, rencontrée au centre hospitalier CHARITE MATERNELLE au service de LA CPN : «  la  CPN  elle me permet de savoir la position du fœtus ;ma santé et l’évolution même de ma grossesse » .  

Dès le premier jour que la femme se présente à l’hôpital pour se faire examiné, on lui fait plusieurs examens comme, le poids, la taille, la hauteur de son ventre, on  regarde la présentation de l’enfant, on voit si son cœur bat très bien, mais aussi les examens de laboratoire, et les examens de routines qu’on demande à toute femme enceinte.

Une femme qui ne fait pas de consultations prénatale est prédisposée à beaucoup des problèmes, parce que cette consultation existe  pour éviter la mortalité maternelle et enfantine ; une chose que le gouvernement congolais par le biais de son ministre de plan et démographie Mr célestin VUNABANDI KANYAMIHIGO a  invité la population congolaise lors de la journée internationale de la population, le 11 juillet dernier à redynamiser l’espacement de naissance dans leur foyer ; mais aussi les organisations non gouvernementales, locales et internationales encouragent la lutte contre ma mortalité maternelle et enfantine en octroyant les moyens financiers et en formant les sensibilisateurs dans les centre hospitaliers et de relais communautaire.

Car c’est souvent les femmes qui n’ont pas suivi une bonne CPN qui meurent pendant l’accouchement. Une bonne CPN évite la mortalité maternelle et enfantine, c’est pour cette raison que toutes les femmes sont obligées de  se rendre à la consultation prénatale pour éviter ses désagréments. La CPN est la consultation la plus respectée par tous les hôpitaux  et les femmes de la ville, parce que c’est rare de rencontrer une femme qui va accoucher sans été à la CPN au moins une fois. 

LES NON MARIEES

Mariée ou pas, toutes les femmes sont appelée à se faire  consulter auprès d’un  médecin, car pendant la CPN beaucoup d’informations leurs sont fournies pour leur bien être et celui de leur enfant.  

Une jeuneFille  venue à la CNP  (Photo:Charly Kasereka)
A Goma certaines filles non mariées n’ont pas le courage de se présenter au centre de santé par la honte, ne sachant pas les risques qu’elles courent en se faisant consulter quels que jours avant que la grosse n’arrive au terme. L’infirmière KATUMBU Philomène , insiste en précisant que : « les femmes enceintes qui ne font pas les examens de Labo courent beaucoup des risques, par exemple pour une femme anémique se rend à l’hôpital ou au centre de santé pour accoucher, après accouchement le médecin peut observer la mort. 

 Le devoir du médecin est de lui parler des risques de la malaria, en plus communiquer  les signes, la date pré-travail d’accouchement.

Sa première consultation c’est-à-dire celle du 4 ème mois   confirme la grossesse, parce que c’est à ce moi que la position et le sexe de l’enfant se font remarqués, et la dernière consultation au début du 9ème mois, permettra de prévoir les possibilités ou non d’un bon accouchement. Ces examens s’avèrent donc d’une importance capitale pour la maman et pour son bébé.

Un panneau d'affiche dans la salle de Conseil  pour la CPN au centre de santé VIRUNGA. (Photo:Charly Kasereka)







Avant qu’une femme aille accoucher, elle doit se préparer c’est-à-dire préparer les objets importants, pour elle et pour l’enfant qui va naitre.

Dans la région, à cause des guerres à répétition  c’est souvent les femmes déplacées de guerre qui posent problème parce qu’elles ne suivent pas la procédure normale de la  consultation prénatale, mais certaines dispositions sont prises par les ONG pour palier à ce problème, qui ne pas toujours résolu à Cent pour cent.  
L’Etat Congolais  devrait  accompagner cet effort en plaçant des dispensaires ou centres de santé dans les coins insécurisés ou même dans les camps de déplacés  de la Province du Nord-Kivu mais aussi, faire des campagnes des sensibilisations pour stimuler les femmes enceintes à se faire consulter. 

 Article écrit par MARIE MBOMBO.

MARIE MBOMBO


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